Mis à jour le 30 sept. 20269 min de lecture

Généalogie québécoise : 7 meilleurs sites (2026)

PRDH, BAnQ Numérique, FamilySearch, Portail LAFRANCE : 7 ressources pour remonter jusqu'au passager de 1636. La plupart sont gratuites, sans inscription.

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Thomas Moreau
Thomas Moreau

AI & Technology Writer, Incarn

L'essentiel

Le PRDH centralise plus de 3 millions d'actes paroissiaux depuis 1621 : point de départ incontournable. BAnQ Numérique donne accès gratuit aux registres en ligne, sans inscription. FamilySearch complète avec ses collections canadiennes indexées. Pour la branche partie en Nouvelle-Angleterre, Ancestry est indispensable. Une fois vos ancêtres retrouvés, Incarn anime leurs photos gratuitement au premier essai.

**En bref :** Le **PRDH** centralise plus de 3 millions d'actes paroissiaux depuis 1621, le point de départ pour toute généalogie québécoise. **BAnQ Numérique** rend les registres accessibles gratuitement, sans inscription. **FamilySearch** complète avec des collections canadiennes indexées. Pour les ancêtres partis en Nouvelle-Angleterre, **Ancestry** est indispensable. Une fois la photo retrouvée, [Incarn](https://www.incarn.co/upload) l'anime gratuitement au premier essai.

Ton arrière-grand-mère s'appelait Thibodeau, Tremblay ou Côté. Ton grand-père t'a parlé d'une ferme au bord du Saint-Laurent, dans un comté dont tu n'as jamais vu le nom sur une carte. Ou tu sais juste qu'une branche est venue du Québec, sans pouvoir dire ni quand ni d'où exactement.

Les archives du Québec sont parmi les mieux conservées et les mieux numérisées au monde. Les registres paroissiaux catholiques, tenus par l'Église depuis 1621, sont en grande partie accessibles en ligne, gratuitement. La plupart des familles québécoises d'origine française peuvent remonter jusqu'aux passagers des navires partis de Normandie, du Poitou ou de La Rochelle entre 1636 et 1681. Voici les 7 ressources à connaître avant de commencer.

1. PRDH : la base reconstituée des familles (1621-1915)

Le PRDH est le point de départ obligatoire pour toute généalogie québécoise sérieuse. Ce Programme de recherche en démographie historique, développé à l'Université de Montréal, a reconstitué les familles du Québec catholique depuis les premiers colons jusqu'en 1915 à partir des registres paroissiaux.

La base contient plus de 3 millions d'actes : baptêmes, mariages, sépultures. Chaque individu est relié à sa famille nucléaire et, le plus souvent, à ses ascendants et descendants sur plusieurs générations. La recherche par nom retrouve les occurrences sur plusieurs siècles avec les variantes orthographiques.

Ce qui distingue le PRDH des autres ressources : il ne donne pas accès aux images numérisées des registres, mais à la fiche reconstituée de chaque famille. Un couple identifié dans le PRDH est relié à ses enfants, à ses parents, à ses grands-parents. C'est une porte d'entrée qui oriente ensuite vers les sources primaires.

Accès gratuit pour les résultats de base (nom, dates, paroisse). L'accès complet aux fiches reconstituées est payant (abonnement mensuel ou annuel). Pour la plupart des débutants, la version gratuite suffit à identifier la paroisse et les dates, ce qui permet ensuite de localiser l'acte original.

Site : prdh-igd.com

2. BAnQ Numérique : les registres officiels, gratuits et sans inscription

BAnQ Numérique (numerique.banq.qc.ca) est le service de numérisation de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Il met à disposition les registres paroissiaux et d'état civil, les recensements, les actes notariaux et les cartes historiques.

Accès entièrement gratuit. Sans inscription.

Les registres paroissiaux catholiques, évangéliques et protestants sont consultables par paroisse et par année. La navigation est simple : département (comté), puis paroisse, puis période, puis type d'acte (baptême, mariage, sépulture). Les images numérisées sont de bonne qualité, souvent en haute résolution.

Deux atouts méconnus. Premièrement, BAnQ numérise aussi les archives notariales du XVIIe au XIXe siècle : contrats de mariage, testaments, partages de succession. Ces documents donnent souvent des détails sur la composition d'une famille que les registres paroissiaux ne mentionnent pas. Deuxièmement, les journaux québécois anciens sont partiellement indexés. Un ancêtre mentionné dans la presse locale ou une annonce de décès publiée dans le journal du comté en 1887 peut réapparaître ici.

Ce qu'on ne trouve pas sur BAnQ : les registres des années récentes (généralement après 1940) et les archives fédérales canadiennes.

3. FamilySearch : la collection canadienne-française indexée

FamilySearch (familysearch.org) met en ligne des millions d'actes québécois indexés par des bénévoles, ce qui permet de chercher par nom de famille plutôt que de parcourir les registres image par image.

Les collections québécoises incluent les registres paroissiaux de nombreuses paroisses (baptêmes, mariages, décès), les recensements du Canada (1851-1921), les archives de l'état civil en coopération avec BAnQ, et les registres des paroisses catholiques franco-américaines de Nouvelle-Angleterre. Tout est gratuit. L'inscription (également gratuite) débloque l'accès aux arbres des autres utilisateurs.

L'outil de recherche global "Search Records" permet de croiser un nom sur toutes les collections canadiennes en une seule requête. Si les écritures cursives du XIXe siècle t'échappent, les outils IA pour déchiffrer les vieilles écritures fonctionnent aussi sur des actes en français canadien. Notre article sur FamilySearch pour la généalogie française détaille les fonctions avancées de la plateforme : elles s'appliquent de la même façon aux collections canadiennes.

Un avantage souvent décisif : FamilySearch couvre des paroisses peu représentées sur BAnQ, notamment certaines paroisses de colonisation des XIXe et XXe siècles dans les régions de l'Abitibi, du Lac-Saint-Jean ou de la Gaspésie.

4. Portail LAFRANCE (Généalogie Québec) : les transcriptions bénévoles

Généalogie Québec (genealogiequebec.com) propose le Portail LAFRANCE, une base de transcriptions manuelles réalisées par des bénévoles depuis les années 1990. Elle couvre les actes des paroisses catholiques, protestantes et anglicanes du Québec et du Canada français.

L'accès est payant (abonnement annuel ou achat à l'acte). La valeur ajoutée par rapport à BAnQ ou FamilySearch tient à la saisie manuelle : les variantes orthographiques d'un même patronyme (Tremblay, Tremblais, Tramblay ; Côté, Cauchon-Côté, Cossé) sont regroupées. Utile pour les noms courants qui génèrent des centaines de résultats sur les autres plateformes, ou pour les grafes d'écrivain difficiles à déchiffrer.

Le portail indexe aussi des documents absents de BAnQ : actes de tutelle, inventaires après décès, contrats d'engagement pour la traite des fourrures.

Quand l'utiliser : quand une recherche sur BAnQ ou FamilySearch échoue faute de graphie, ou quand un ancêtre n'apparaît pas dans les registres habituels mais devrait s'y trouver.

5. Bibliothèque et Archives Canada : les fonds fédéraux

Bibliothèque et Archives Canada (bac-lac.gc.ca) archive les documents fédéraux : recensements nationaux (1871, 1881, 1891, 1901, 1911, 1921), dossiers de naturalisation, listes d'immigrants, dossiers militaires.

Les recensements sont consultables gratuitement en ligne. Ils donnent le nom, l'âge, la relation familiale, la religion, l'origine ethnique et la commune de naissance pour chaque personne recensée. Un recoupement efficace pour confirmer une filiation ou localiser une famille qui s'est déplacée entre provinces.

Les dossiers militaires des soldats canadiens de la Première Guerre mondiale sont en grande partie numérisés. Pour les ancêtres engagés dans les forces canadiennes à Vimy ou dans la vallée de la Somme, BAC est la source unique. Notre article sur les archives militaires en ligne couvre aussi les fonds canadiens de la Grande Guerre.

L'accès est gratuit. L'inscription (également gratuite) est requise pour certains fonds.

6. Ancestry : quand la famille est partie en Nouvelle-Angleterre

Entre 1840 et 1930, environ 900 000 Canadiens français ont migré vers les États-Unis, principalement en Nouvelle-Angleterre : Massachusetts, Rhode Island, Connecticut, Maine. Ils ont fondé des quartiers entiers à Lowell, Manchester, Woonsocket. Beaucoup de familles québécoises ont une branche américaine dont les traces ne figurent pas sur BAnQ.

Ancestry (ancestry.fr) est ici indispensable pour deux raisons.

Ses collections américaines : recensements fédéraux (1850-1940), registres de naturalisation, listes d'arrivée aux ports, annuaires locaux. Ces documents identifient les migrants canadiens-français avec leur comté d'origine au Québec, ce qui permet de faire le lien entre la branche américaine et la paroisse d'origine.

L'Index Drouin : une collection de plusieurs millions de transcriptions des registres paroissiaux du Québec et du Canada français, disponible sur Ancestry. C'est une alternative au Portail LAFRANCE avec une interface différente et une couverture légèrement différente selon les paroisses.

Ancestry est payant. Une période d'essai permet de vérifier si des ancêtres apparaissent dans ses collections avant de s'abonner. Pour l'évaluation des coûts, notre comparatif des prix d'animation et des abonnements généalogiques donne des repères utiles.

7. Les sociétés généalogiques locales du Québec

Les associations régionales ont constitué des fonds inaccessibles en ligne.

La Société généalogique canadienne-française (sgcf.com) est la plus ancienne. Elle édite la revue Mémoires depuis 1944, indexée et partiellement numérisée.

La Fédération québécoise des sociétés de généalogie (federationgenealogie.qc.ca) regroupe les associations régionales. Chaque société a ses propres ressources : transcriptions locales, fichiers de familles, collections de photos. La Société de généalogie du Saguenay-Lac-Saint-Jean a des fonds inexistants ailleurs sur les familles de colonisation du XXe siècle. Idem pour les sociétés de l'Estrie et de l'Outaouais.

Ces associations organisent aussi des permanences où des bénévoles expérimentés aident les débutants. Quand la documentation en ligne est épuisée, un bénévole local connaît souvent les sources qui ne sont pas encore numérisées.

Par où commencer depuis la France

Si tu cherches des ancêtres québécois depuis la France sans point de départ précis, voici l'ordre qui fonctionne.

Étape 1. Collecte ce que tu as : actes français ou canadiens (mariage, décès, carnet de famille), photos avec annotations au verso, courrier d'époque. Note toute mention d'une paroisse ou d'un comté québécois.

Étape 2. Lance une recherche sur FamilySearch avec le nom de famille et la date approximative. Si le nom est courant (Tremblay, Gagnon, Côté, Bélanger), ajoute la paroisse ou le comté comme filtre.

Étape 3. Si FamilySearch donne un résultat, vérifie l'acte original sur BAnQ Numérique. Si BAnQ ne couvre pas cette paroisse, passe au PRDH (accès de base gratuit).

Étape 4. Pour remonter plusieurs générations d'un coup, le PRDH reconstitue souvent les ascendances jusqu'aux "souches" : les couples fondateurs arrivés de France au XVIIe siècle. Beaucoup de familles québécoises remontent à des passagers partis de La Rochelle, de Normandie ou de Bretagne entre 1636 et 1681.

Pour tous les outils IA qui complètent les archives dans ta recherche généalogique, notre panorama des meilleurs outils IA pour la généalogie recense ce qui existe vraiment et ce qui fonctionne.

Vous avez retrouvé une photo

Pour les soixante personnes d'une même famille réunies autour d'une grande table, un petit-fils avait animé douze portraits d'ancêtres, un par génération, depuis le premier colon jusqu'à son grand-père. Il les a projetés pendant le repas, dans l'ordre chronologique. Quand le visage de l'aïeul du XVIIIe siècle a bougé sur l'écran, la table s'est tue.

C'est souvent ce qui arrive au bout d'une recherche généalogique : on tombe sur une photo. Un homme en habit du dimanche devant une maison en bois quelque part en Beauce. Un portrait de mariage en sépia, avec le tampon du photographe au dos. Ces images méritent mieux qu'une boîte à chaussures.

Une fois la photo retrouvée dans les archives ou chez un cousin, quelques étapes lui redonnent vie : restauration si elle est abîmée, colorisation si elle est en noir et blanc, animation. Incarn anime la première photo gratuitement, en moins de 2 minutes, sans inscription classique. Plus de 12 000 photos ont déjà été animées sur la plateforme, dont beaucoup de portraits d'ancêtres retrouvés après des années de recherche généalogique.

Thomas Moreau
Thomas Moreau

AI & Technology Writer, Incarn

Thomas covers AI and machine learning applications for creative tools. Former research engineer with a focus on computer vision and video generation.

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